Quand je taille – le bois, le chêne en particulier – j’entre dans un processus. Il n’y a pas d’image de la forme à venir. C’est une oscillation entre mes gestes, mon intentionnalité et la matière – morceau vivant du monde qui me relie aux principes premiers. 

La sculpture se clôt sur elle-même mais elle n’est pas un objet fini, elle est arrêtée à un temps donné : la fin d’une aventure.

Une manière de se tenir au monde – tenir debout, (seul-e) dans le vent –

Une recherche fondamentale sur l’instabilité – comme richesse et comme mouvement – en appui sur les notions de passerelles et de pilotis

Un vocabulaire du vivant s’écrit, avec le désir de laisser parler ce qui me constitue – nous constitue – en tant que présents au monde – au-delà des espèces, des civilisations et des systèmes – et en relation avec le dehors (éléments, flux, êtres vivants, roches, mémoires,…)

kathie Serniclay, juin 2019

When I work with wood , oak in particular – I go into a process. There is no picture of the shape to come. It is an oscillation between my gestures, my intentionality and matter – a living piece of the world that connects me to the first principles. 

The sculpture closes on itself but it is not a finished object, it is stopped at a given time : the end of an adventure.

It’s a work on away to stand in the world – standing alone in the wind 

Fundamental research on instability – as wealth and as a movement – in support of the concepts of bridges and stilts

A vocabulary of the living is written, with the desire to let speak what constitutes me – constitutes us – as presents in the world – beyond species, civilizations and systems – and in relation to the outside (elements, flows, living beings, rocks, memoirs,…)

kathie Serniclay, June 2019